Saisir Rousseau l’insaisissable…

Stop. On n’erre plus. Les presses universitaires s’y collent aussi. On annonce la réédition du Journal du séjour à Grenoble de Rousseau par Gaspard Bovier (PUG). On nous allèche avec la traduction de Rousseau. A very short introduction de Robert Lucien Wokler, mais aussi la réédition du bel essai de Goldschmidt, Rousseau ou l’esprit de solitude (c’est dit : les PUL ne rateront pas le train Rousseau).
Ou alors on erre plus. On peut compter sur l’Espace Pandora et La Passe du vent. Le premier donnera dans le « Rousseau en kit », petite exposition pour petites structures. La seconde rééditera notamment une correspondance entre écrivains autour de l’auteur du Discours sur l’inégalité.
Saisir Rousseau l’insaisissable, voilà donc le projet de tous et peut-être résumé le programme de l’ambitieuse exposition « Jean-Jacques Rousseau entre Rhône et Alpes » (Bibliothèque municipale de Lyon, avril-juillet 2012). Où l’on présentera et réfléchira aux années passées par Rousseau dans la région.
Reste le reste, tout le reste. La musique par exemple. L’Orchestre des pays de Savoie annonce une version concert de l’Orphée de Gluck tandis que les Chœurs et Solistes de Lyon-Bernard Tétu préparent une création avec une commande au compositeur Philippe Hersant. Et encore d’autres expositions, et des conférences en veux-tu, en voilà, et des livres comme s’il en pleuvait.
Rousseau 2012 projets sinon plus. Même pas le temps de conter fleurette. Se perdre d’amour entre deux jeunes personnes sous un arbre à fruits un jour d’été à Thônes, ne sachant plus qui de l’une ou de l’autre… Vous savez, l’embarras du choix.

Roger-Yves Roche
Maître de conférences en image,
université Lumière Lyon 2.